Farce fine de sandre à base de panade

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Détails du produit

Farce fine de sandre à base de panade


Ingrédients de base

Panade

  • 20 g beurre
  • 20 g farine
  • 100 g lait

Farce fine

  • 300 g chair de sandre sans peau
  • 6 g sel fin
  • 1 g poivre blanc
  • 90 g blancs d’œufs
  • 1 œuf entier (≈ 50 g)

Finition

  • 200 g crème liquide 35 % MG

Masse totale théorique de l’appareil

Environ 790 g d’appareil brut


Rendement

  • 6 à 13 cervelas individuels selon calibre
  • Poids unitaire : 60 g à 110 g pièce selon calibre
  • Rendement net après cuisson : ≈ 720 à 735 g
  • Pertes techniques estimées : 8 à 10 % (évaporation, résidus de cuve, légère exsudation)

Procédé

1. Élaborer la panade

Fondre le beurre.
Ajouter le lait. Porter à frémissement.
Incorporer la farine hors feu.
Dessécher légèrement jusqu’à formation d’une masse homogène.
Refroidir complètement (< 10 °C).

2. Structurer la base protéique

Mixer à froid la chair de sandre avec le sel afin d’activer la liaison protéique.
Incorporer progressivement les blancs puis l’œuf entier.
Ajouter la panade froide. Mixer brièvement.

3. Stabiliser l’émulsion

Incorporer délicatement la crème froide.
Ajouter les éléments de garniture en fonction de la recette finale, tels qu’un salpicon de homard, des dés de poisson ferme pochés, une brunoise de légumes étuvés, des herbes fraîches ciselées ou encore des dés de truffe, en veillant à une taille régulière et à un parfait assèchement préalable afin de préserver la structure de l’émulsion.
Maintenir l’appareil à 4 °C.

4. Façonner et cuire

Façonner en boudins réguliers sous film alimentaire.
Serrer hermétiquement.
Cuire vapeur à 80 °C pendant 12 à 15 minutes selon diamètre.


Pour aller plus loin – Lecture Technique


Définition

Préparation structurée obtenue par extraction des protéines myofibrillaires d’un maigre de poisson, émulsionnées avec œufs et crème, stabilisées par une panade gélatinisée.

La panade agit comme matrice amidonnée thermiquement activée :

  • fixer l’eau libre
  • renforcer la cohésion
  • limiter la synérèse
  • sécuriser la tenue à la cuisson vapeur

L’ensemble constitue une émulsion protéique froide dont la stabilité dépend du contrôle thermique et du séquençage d’incorporation.


Techniques utilisées

  • Gélatiniser l’amidon (65–85 °C)
  • Extraire les protéines solubles par salage
  • Maintenir l’appareil ≤ 4 °C
  • Émulsionner sans échauffement
  • Mouler sous film serré
  • Cuire vapeur à 80 °C
  • Atteindre 68–70 °C à cœur

Applications culinaires par chefs contemporains

Pascal Bouvier : Cervelas de homard, moules et poireau, vinaigrette safranée

Alain Ducasse: Appareils marins moulés ou pochés, recherche de pureté et de précision thermique.

Anne-Sophie Pic: Matrices protéiques modulées par la panade au service de l’expression aromatique.

Olivier Roellinger: Farces fines structurées pour soutenir produits marins et intensité épicée.

Éric Frechon: Farces classiques calibrées, pièces de réception à texture dense et régulière.


Référence patrimoniale – Auguste Escoffier

Dans Le Guide Culinaire , Auguste Escoffier fait explicitement apparaître les farces fines comme des appareils structurés et déclinables, en les codifiant selon leur composition, leur mode de liaison et leur destination culinaire.


Utilisation & accords

  • Structurer un cervelas de homard, une quenelle calibrée ou une ballotine de poisson.
  • Garnir une pièce de réception destinée au tranchage régulier.
  • Stabiliser une farce moulée cuite vapeur sans rupture d’émulsion.
  • Apporter une texture souple et maîtrisée dans un montage marin ou crustacé.
  • Soutenir une bisque réduite, une sauce crustacés montée ou un beurre blanc structuré sans dilution texturale.
  • Équilibrer l’ensemble par une brunoise glacée afin d’introduire contraste végétal et relief aromatique.

Conseils & Astuces

  • Refroidir cuve et lame avant utilisation
  • Ne jamais dépasser 12 °C durant l’émulsion
  • Tester une quenelle témoin avant moulage définitif
  • Ajuster la panade (± 5 g) selon texture recherchée

Note de l’auteur : Culture Gastronomie

La précision des quantités conditionne la stabilité.
La panade ne compense pas une extraction protéique insuffisante.
La maîtrise thermique décide de la noblesse finale de la texture.

La technique précède l’esthétique.


Sources & inspirations (non citées littéralement)

Références contemporaines issues de la gastronomie française contemporaine et des pratiques professionnelles actuelles.

  • Travaux et enseignements de chefs engagés dans une lecture moderne de la cuisine gastronomique.
  • Les sources constituent un socle culturel et technique servant à l’élaboration d’une capsule originale de transmission
Farce fine de sandre à base de panade